Du Maroc à Brompton : une histoire d’intégration, d’engagement et de cœur

Ses premiers pas au Canada lui font découvrir une réalité différente de celle qu’il imaginait. À Montréal, la grande diversité culturelle lui permet de retrouver certains repères, puisque les communautés marocaines, africaines et arabes y sont bien présentes. Toutefois, son parcours change lorsqu’il déménage au Nouveau-Brunswick.

PAR ANNE-MARIE AUCLAIR

Originaire de Casablanca, au Maroc, Mohamed quitte son pays natal à l’âge de 18 ans pour venir s’installer au Canada.
Le 18 novembre 2000, à 18 h précisément, il pose les pieds à Montréal avec un objectif bien précis : poursuivre ses études. À l’époque, son plan était simple : étudier, puis retourner au Maroc. Mais la vie en a décidé autrement.


Ses premiers pas au Canada lui font découvrir une réalité différente de celle qu’il imaginait. À Montréal, la grande diversité culturelle lui permet de retrouver certains repères, puisque les communautés marocaines, africaines et arabes y sont bien présentes. Toutefois, son parcours change lorsqu’il déménage au Nouveau-Brunswick.

C’est là qu’il vit un véritable choc culturel. La découverte du chiac et de la culture acadienne représente un nouveau défi. « C’est à ce moment-là que je me suis dit que c’était vraiment le temps d’apprendre l’anglais », explique-t-il. Peu à peu, il s’adapte, apprend et développe une nouvelle capacité à naviguer entre différentes cultures.
Après sept années au Nouveau-Brunswick, Mohamed revient au Québec et s’installe à Sherbrooke. Là encore, il doit apprivoiser un nouvel environnement. « Il fallait réapprendre les particularités du français au Québec, comprendre la mentalité et la façon de fonctionner », dit-il.

C’est justement cette volonté de comprendre les autres qui l’amène vers l’engagement communautaire. Pour mieux s’intégrer, Mohamed choisit de s’engager auprès de différents organismes et de faire du bénévolat. Avec le temps, il découvre que l’implication est aussi une façon de créer des liens et de contribuer à la communauté qui l’accueille.
En 2020, il découvre Brompton, un endroit qui deviendra rapidement son chez lui. Lorsqu’il achète sa maison, il tombe sous le charme de cette petite communauté. « Ce que j’aime à Brompton, c’est que malgré le fait que ce soit maintenant Sherbrooke, ça garde un esprit de petite ville. Les gens se connaissent, il y a une proximité et une chaleur humaine que j’apprécie beaucoup. »

Depuis son arrivée, Mohamed s’investit activement dans la vie locale. Son implication à titre de bénévole commence notamment avec le comité de la Fête nationale de Brompton. Il poursuit ensuite son implication avec le journal de la communauté, où il est devenu vice-président depuis l’année dernière. Il participe également à différents comités, dont un comité de citoyens et plusieurs comités d’administrations dans les organismes de Bromptonville.

Pour Mohamed, l’implication n’est pas seulement une activité : c’est une façon de faire une différence. « Je voulais faire du bénévolat, apporter quelque chose et contribuer à améliorer mon milieu », explique-t-il.
Son parcours d’immigration est aussi une partie importante de son histoire. Lorsqu’il arrive au Canada, il débute comme étudiant étranger. En tant qu’étudiant étranger, il découvre que ses études au Québec coûtent cher. Par la suite, il obtient sa résidence permanente, puis devient citoyen canadien.
Parmi les expériences qui ont marqué son parcours, sa participation aux élections municipales de 2017 occupe une place particulière. Mohamed décide alors de se présenter comme conseiller municipal pour Saint-Élie. Même s’il n’est pas élu, il considère cette expérience comme une grande réussite personnelle.

Cette aventure confirme son désir de rester engagé dans sa communauté et de continuer à participer à la vie citoyenne.
Lorsqu’on lui parle de ses origines et de ses traditions, Mohamed aborde également le Ramadan, une période importante dans la culture musulmane. Il explique que le Ramadan est un mois particulier dans le calendrier arabe, qui suit le cycle de la lune et qui se déplace chaque année d’environ dix à quinze jours dans le calendrier habituel.

Pour Mohamed, son parcours est celui d’un homme qui a appris à bâtir des ponts entre les cultures. Du Maroc à Montréal, du Nouveau-Brunswick à Sherbrooke, puis jusqu’à Brompton, il a transformé chaque défi en occasion d’apprendre et de s’intégrer.
Aujourd’hui, il continue de s’impliquer avec la même motivation : créer des liens, participer à la vie collective et contribuer, à sa façon, à faire de Brompton un endroit où chacun peut trouver sa place.

Chaque parcours d’immigration est unique. Le vôtre aussi.

Si vous souhaitez raconter votre histoire et faire entendre votre voix,
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