
Lorsqu’une urgence médicale survient, chaque seconde compte. Et au Québec, un système bien rodé se met immédiatement en marche : la chaîne de survie préhospitalière. C’est une coordination qui implique les citoyens, les répartiteurs, les premiers répondants et les techniciens ambulanciers paramédicaux pour sauver des vies, en particulier lors d’un arrêt cardiorespiratoire.
Tout commence sur le terrain, souvent dans un contexte de panique. Une personne s’effondre, cesse de respirer ou présente un malaise grave. Le premier geste qui peut faire la différence, c’est reconnaître l’urgence et composer rapidement le 911. En quelques secondes, l’appel est dirigé au 911 et est transféré dans un Centre de communication santé (CCS).
Derrière leurs écrans, les répartiteurs médicaux d’urgence (RMU) évaluent la situation, posent des questions clés à l’aide d’un protocole rigoureux et guident les témoins dans les tout premiers soins aux patients, dont la RCR.
Pendant ce temps, les RMU répartissent l’ambulance sur les lieux de l’intervention ainsi que les autres services qui sont associés à l’urgence et au territoire. La seconde phase se joue bien avant l’arrivée des secours. Si des témoins ont débuté la réanimation cardiorespiratoire ou ont accès à un défibrillateur externe automatisé (DEA), les chances de survie grimpent considérablement.
Quelques minutes plus tard, les premiers intervenants arrivent sur les lieux. Premiers répondants, pompiers, policiers ou intervenants municipaux spécialisés peuvent être mobilisés selon l’urgence, en plus des ambulanciers. Leur présence est justifiée par l’urgence de la situation.
Les interventions des techniciens ambulanciers paramédicaux (TAP) sont aux cœurs du système préhospitalier québécois. Leur rôle est de prendre le relais sur les soins qui ont été débutés, appliquer des protocoles avancés, administrer des traitements spécialisés et assurer un transport sécuritaire vers l’hôpital le plus approprié. Chaque intervention est méthodique, précise, guidée par des procédures rigoureuses.
La chaîne se termine à l’hôpital, où les équipes médicales prennent en charge le patient. Soins intensifs, interventions cardiaques, prise en charge post-arrêt cardiaque : c’est la dernière étape d’un processus qui, en quelques minutes seulement, implique une succession d’acteurs œuvrant tous vers le même objectif – sauver une vie.
Ce système est évalué et ajusté régulièrement par le gouvernement avec ces acteurs importants. Les efforts se concentrent sur la modernisation des services, l’amélioration des délais et la formation des intervenants. Au Québec, la chaîne de survie est un travail collectif et son évolution est constante. Ce sont des vocations au service de l’humain.