
Nous en voyons passer des woofers ! Nous faisons augmenter la moyenne d’âge, car l’âge moyen des jeunes que nous avons connus se situe plutôt entre 25 et 35 ans ! Nous avons créé des liens forts avec certaines (car c’était majoritairement de jeunes femmes) et nous les nourrissons encore aujourd’hui. L’expérience du quotidien après quelques semaines et le travail au champ nous rapprochent. Les expériences de vie se racontent tout naturellement.
PAR LINE GAGNÉ
Nous sommes toujours aux Îles de la Madeleine depuis le 13 juin dernier. En prenant le temps, au fil des semaines, la familiarité s’est installée avec nos hôtes à la ferme maraîchère les Champs Marins et je sens vraiment que nous faisons une différence dans l’aide que nous apportons pour les nombreuses tâches au jardin.
Nous en voyons passer des woofers ! Nous faisons augmenter la moyenne d’âge, car l’âge moyen des jeunes que nous avons connus se situe plutôt entre 25 et 35 ans ! Nous avons créé des liens forts avec certaines (car c’était majoritairement de jeunes femmes) et nous les nourrissons encore aujourd’hui. L’expérience du quotidien après quelques semaines et le travail au champ nous rapprochent. Les expériences de vie se racontent tout naturellement.
Les cultures ont pas mal de misère cet été. La pluie et le peu de vent (oui oui peu de vent aux îles c’est parfois possible !) font pourrir plusieurs légumes. De plus, la présence de renards, qui adorent les melons, contribue à d’autres pertes. C’est un véritable casse-tête pour les maraîchers. Circuler dans les rangs pour constater les dégâts me touche. J’ai participé à l’ensemble des étapes et voilà qu’à maturité, une majorité des cultures ne peuvent être vendues. Par contre, pour nous, cuisiner à partir des légumes fraîchement récoltés dans la serre ou dans les jardins est un vrai plaisir !
Vendredi midi, le travail terminé, nous partons en van pour la fin de semaine. Nous avons découvert des endroits remplis de charme, notamment du côté de Grosse-Île et de la Grande-Entrée. Cette partie de l’île est plus tranquille, plus isolée et majoritairement anglophone. Les plages sont magnifiques et les levers de soleil sur la mer, grandioses !
Par un beau samedi, nous décidons d’aller marcher à l’île d’Entrée, accessible uniquement par bateau. Cette île mesure moins de trois kilomètres de diamètre et compte environ 60 à 74 habitants permanents ! ! ! C’est dire qu’on en fait le tour sans s’essouffler ! Hormis les montées de belles buttes toutes arrondies et balayées par le vent, la vue est imprenable sur la mer et sur l’archipel. Un décor unique.
À l’été, aux Îles, une multitude d’activités sont proposées, dont la fameuse compétition de châteaux de sable qui se déroule depuis 40 ans ! Que du sable et de l’eau ! Les équipes commencent leur construction le samedi matin et, à 16 heures, les juges font leur choix. Certains sont même déguisés selon le thème de leur œuvre ! La journée est chaude et ensoleillée, et c’est tout un défi de maintenir les structures humides jusqu’au moment du jugement !
Bien d’autres activités animent les Îles durant la période estivale où 70 000 visiteurs se pointent pour découvrir ou redécouvrir, ou tout simplement revenir telle une tradition annuelle. Sur une population avoisinant les 12 500 habitants permanents, ça fait toute une différence ! Prestations musicales aux couchers de soleil, ligue d’improvisation, yoga sur la plage, kayak dans les grottes, conteurs, activités d’identification de plantes, cueillette de petits fruits… bref, impossible de s’ennuyer !
Le retour…
L’expérience de Woofing, car c’est le nom que porte notre expérience à la ferme maraîchère les Champs Marins, s’est poursuivie jusqu’au 12 septembre. Après trois mois aux Îles-de-la-Madeleine, je me suis sentie vraiment chez moi. Le rythme, l’omniprésence de la mer, l’absence d’autoroute et de grandes surfaces, la facilité d’entrer en relation avec les gens et leur amour de leur milieu de vie, cette ambiance générale ont conquis mon cœur. Le retour sur le continent me donne un petit choc ! Pendant tout l’été, je me suis laissée bercer par le son des vagues. Ça me manque déjà un peu. Sauf que de retrouver les miens comble mon cœur de vagues… d’amour !
Vous savez, la vie d’insulaire est particulière. Pour moi, le mot « consommer » prend une autre dimension. Tout ne peut être disponible sur le champ et c’est tant mieux ! Étant une adepte de la simplicité volontaire, ce vécu de trois mois aux Îles a consolidé cette valeur à mes yeux.
Quelle sera la prochaine expérience ? Je vous la dévoilerai dans la prochaine chronique !

