
De Brompton jusqu’à l’international, découvrez le parcours du Groupe PMI. Spécialisée en maintenance industrielle, l’entreprise accompagne les industries manufacturières et minières dans leurs projets d’installation, de maintenance et d’optimisation d’équipements. Son expertise l’a menée à réaliser d’importants mandats, notamment au Mexique pour BRP.
Je suis David Marchand, président fondateur du groupe PMI.
Nous sommes le Groupe PMI, spécialisé en projets de maintenance industrielle. Nous réalisons des projets et de la maintenance dans les industries manufacturières et minières. Nous accompagnons les entreprises dans leurs projets d’installation, de maintenance et d’optimisation d’équipements. Nous sommes actifs au Québec, en Ontario et à l’International, et avons notamment réalisé plusieurs mandats d’envergure au Mexique pour BRP.
En 2009, je suis parti avec mon pick-up et mon coffre d’outils. Je me suis loué un local en colocation à Magog. J’ai occupé l’ancien Hôtel de Ville de Deauville quelque temps. En 2011, nous nous sommes établis à Brompton dans l’incubateur industriel au 250, rue Laval. Six ou sept ans après le démarrage, nous avons emménagé ici au 561, rue Joseph-Latour. C’est Jacques Saint-Pierre qui nous a construits. Nous avons loué avec option d’achat.
Je suis originaire de Thetford Mines. J’ai fait une technique en génie mécanique au Cégep, puis, comme je n’étais pas un élève facile, j’ai été remercié et je suis venu étudier à Sherbrooke en mécanique. En sortant, j’ai commencé à travailler chez C.S. Brooks à Magog. J’ai aussi travaillé pour un sous-traitant sur la Rive-Sud pendant deux ans. Lorsque les contrats revenaient, les clients voulaient que ce soit moi qui prenne les projets, ce qui m’a donné le « go » pour partir à mon compte. C’était en pleine récession. J’ai réussi malgré les découragements et obtenu le STA : soutien au travail autonome. On m’a dit que j’avais un excellent CV et que je trouverais facilement un emploi. Mais à Magog, plusieurs usines avaient fermé. J’ai donc dit à la dame d’Emploi Québec : « Si tu redémarres C.S. Brooks, Transcontinental, Olymel, etc., je vais avoir un job en mécanique. Mais garantis-moi ça, parce que j’ai besoin de faire vivre ma famille. »
Au début, j’étais seul avec mon coffre. Je voulais surtout partir avec des travailleurs qui avaient perdu leur emploi après les fermetures d’usines à Magog. Mon objectif était d’embaucher des gens de 55 ans et plus, souvent plus difficiles à remplacer. J’ai été le plus jeune de mon entreprise, justement parce que j’embauchais des gens d’expérience. J’ai même ramené quelques gars de la retraite.
Je n’accepte pas de me faire dire non. J’ai retenu la dame d’Emploi-Québec plus d’une heure dans son bureau et j’ai réussi à obtenir le soutien au travail autonome, soit 42 semaines de chômage pour démarrer. En 2009, j’étais seul. En 2011, nous étions une vingtaine d’employés. Aujourd’hui, nous sommes environ 340 personnes dans le Groupe PMI.
L’arrivée de Yan Labrecque a marqué un tournant important. Avec sa formation en administration et son expérience en gestion, il a structuré le développement de PMI. Selon lui, une entreprise d’une vingtaine d’employés pouvait être gérée à deux, mais pour assurer une croissance durable, il fallait franchir un cap. Cela nous a menés à réduire notre dépendance à un seul client et à diversifier nos secteurs d’activité. Cette stratégie nous a permis de mieux traverser les cycles économiques. Nous avons aussi fait l’acquisition d’entreprises complémentaires, dont EMS Industriel en 2023 qui vient d’emménager au 435, rue Joseph-Latour, à Brompton.
Un proverbe m’a marqué : « Pour réussir, ça prend de la chance ». Je réalise que plus je travaille, plus la chance me sourit. Pour moi, le succès repose sur les partenariats avec des personnes de confiance. J’embauche des gens d’expérience et je privilégie ceux qui partagent nos valeurs. Les compétences comptent, mais ce qui nous unit avant tout, ce sont le respect des employés, des clients, des fournisseurs et de la famille. C’est cette vision qui permet de bâtir quelque chose de durable.
Travaille fort, mets les efforts nécessaires et n’accepte pas un non comme réponse finale. Tout le monde aime l’idée de l’entrepreneuriat, mais la vraie question est : qui est prêt à faire les efforts que ça demande? Un entrepreneur doit souvent travailler 60 à 70 heures par semaine au début pour bâtir quelque chose de solide. Si quelqu’un veut une entreprise avec une semaine de 32 ou 35 heures pour profiter de la vie, c’est correct, mais ce n’est pas le même engagement. Les entrepreneurs qui réussissent ont tous travaillé très fort au début avant de se libérer du temps. Il n’y a pas de secret : il faut de la passion, du cœur et de la discipline. Travailler longtemps dans quelque chose que tu aimes passe vite. Si tu te lèves le matin avec le goût d’aller sur le chantier et d’avancer tes projets, tu es probablement sur la bonne voie. L’entrepreneuriat est un métier, mais surtout une personnalité qui se développe en le vivant. Chacun a son profil, et la clé du succès, c’est d’être prêt à travailler pour ce que tu veux bâtir.