
Portrait de l’entreprise Usinage Blaxes et de ses fondateurs, spécialisés en pièces complexes et engagés auprès de la relève universitaire.
Stéphane Caouette : Blaxes offre des services d’usinage aux entreprises. Nous fabriquons des moules, des matrices (dies) et des pièces de prototypes. Nous sommes reconnus pour la réalisation de pièces complexes et exigeantes. La qualité de notre travail et le service à la clientèle sont au cœur de nos priorités.
Samuel Dumas : Pour une entreprise de notre taille, nous disposons d’un parc d’équipements très avancé. Nous possédons des fraiseuses CNC 5 axes, 3 axes avec quatrième axe, et nous avons récemment fait l’acquisition d’une tour-fraiseuse (Turn Mill), une machine qui combine les fonctions de tournage et de fraisage. S.C. Bref, côté usinage, on est bien outillés !
S.D. : J’ai complété un DEP en techniques d’usinage et j’ai travaillé pendant quatre ans dans différentes entreprises, dont Bélanger. J’ai entendu parler de Blaxes et je me suis présenté ici sans CV; je voulais rencontrer le « boss ». Stéphane a vu en moi un potentiel de futur partenaire. Il ne m’a rien promis, mais trois ans plus tard, mon rêve de devenir entrepreneur s’est réalisé.
S.C : Ce que Samuel ne dit pas, c’est qu’au moment de notre rencontre, mon équipe était complète, mais une nouvelle machine arrivait sous peu. Il m’a proposé de venir les vendredis après-midi pour apprendre. Puis, un gros contrat est entré, et j’ai ouvert un quart de soir avec lui. Pour ma part, je suis originaire de Chibougamau. À la suite d’une surcharge de travail, j’ai décidé de changer de ville. J’ai trouvé un emploi à Richmond, mais l’entreprise a fermé. Ma conjointe était enceinte, on construisait notre vie… je suis donc retourné travailler quelque temps à Chibougamau. Par la suite, j’ai travaillé six ans chez Lyrfac comme représentant, puis chez un client. C’est là que j’ai rencontré Maxime, qui souhaitait se lancer en affaires. Nous avons fondé Blaxes en 2017 dans les locaux de STIM, avant de déménager tout près. Jenaro s’est ensuite joint à l’équipe.
S.C. : Je souhaite que Blaxes dure longtemps. Blaxes, ce n’est pas seulement un atelier rempli de machines, c’est une équipe, une famille. Mon objectif est d’assurer une relève solide et de bien préparer ma sortie. Avec Samuel, je sais que l’entreprise est entre bonnes mains. Chez Blaxes, nous relevons des défis d’usinage que d’autres refusent. C’est ce qui nous motive. Nous sommes des passionnés. Nous offrons aussi beaucoup de notre temps et de notre expertise aux universités, notamment à l’ÉTS et à l’Université de Sherbrooke. L’an dernier seulement, nous avons donné pour plus de 50 000 $ en temps d’usinage. Les pièces demandées par les étudiants sont souvent très complexes, parfois de véritables casse-têtes, mais c’est extrêmement stimulant. Participer aux projets comme les compétitions Baja de l’ÉTS nourrit toute notre équipe. Voir les étudiants revenir avec des trophées, on se dit qu’on y a contribué un peu. Nous sommes bien connus dans les universités, on est presque des « rock stars » ! Tout le monde veut un chandail Blaxes. Même l’Université du Colorado nous a contactés pour fabriquer des pièces pour leurs projets. Malgré tout, notre cœur reste au Québec. Depuis huit ans, nous commanditons des équipes universitaires. Je me souviens d’une compétition à l’Épreuve du Nord, en plein hiver à Québec : les étudiants faisaient leur mécanique à genoux dans la neige. J’ai fait fabriquer un grand tapis avec notre logo, qu’ils utilisent maintenant dans toutes leurs compétitions. Les jeunes se font souvent dire par des équipes américaines qu’ils aimeraient avoir une entreprise comme Blaxes pour les soutenir. Ma vision est simple : plus on aide la relève, plus on développe le génie québécois. Et au Québec, on a des jeunes incroyablement brillants et travaillants.
S.D. : Stéphane ! (rires) C’est mon mentor.
S.C. : Je n’ai pas vraiment de modèle. À la base, je ne voulais même pas avoir de shop ! (rires) La vie en a décidé autrement… et aujourd’hui, je suis très heureux d’en avoir une.
S.D. : Rien. Je referais exactement la même chose.
S.C. : Je n’ai pas de regrets. Je suis TDAH et on m’a souvent dit que je ne réussirais pas dans la vie…
S.C. : Bonne chance ! (rires)
S.D. : Foncez. Allez au bout de votre idée, mais faites de bons calculs.
S.C. : Allez-y intelligemment. Faites les choses autrement, soyez authentiques. Prenez des risques calculés, entourez-vous de personnes de confiance et travaillez main dans la main. Et surtout : soyez généreux.
USINAGE BLAXES
Stéphane Caouette et Samuel Dumas
819 636-0246 ou 819 452-2554
stephanec@blaxes.com
490, rue Joseph-Latour, Sherbrooke